AMENAGEMENT DE LA FAUNE, seconde édition |

Chapitre 6 : Elevage de la faune, une alternative de gestion rationnelle de la faune- cas de la ferme de Wedbila au Burkina Faso


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    Sommaire
    6.1. Présentation de la ferme.
    6.2. Photothèque des animaux de la ferme
    6.3. Aulacodiculture de l'IRD au Caméroun

    Objectifs

    Ce chapitre 6 a pour objetifs d'attirer la réflexion de l'apprenant sur l'importance de l'élevage de la faune (connu sous l'appellation `élevage non conventionnel'). Il doit se convaincre de l'intérêt de l'élevage comme une forme de gestion rationnelle qui accompagne de manière utile les programmes d'aménagement de faune.

    Prérequis

    Connaissances en faune et zootechnie; avoir une passion pour les animaux.

6.1. Présentation de la ferme.


La maquette de la ferme

Ferme Wédbila
Les objectifs de la ferme 
   La ferme animalière de Wédbila vise à promouvoir l'utilisation rationnelle des ressources naturelles renouvelables. Il est prévu d'intégrer, là où possible, la culture des graminées locales fourragères pour les élevages extensif et intensif des espèces de faune présentant des intérêts économiques et touristiques, ou des intérêts particuliers pour la conservation. La mise au point des techniques appropriées et la démonstration des activités à caractère économique contribueront l'épanouissement des populations dans les villages périphériques des aires de conservation, surtout là où les zones villageoises de chasse sont en voie d'organisation. La ferme espère aussi contribuer à la sauvegarde des espèces et des écosystèmes naturels.
Les principaux objectifs de cette entreprise sont les suivants:
1. Servir de station d'expérimentation, de démonstration et d'extension des systèmes de production de la flore et de la faune en faisant preuve de leur faisabilité à travers l'autonomie financière de la ferme.
2. Appuyer le développement de l'élevage de la faune en vue de sa multiplication dans les villages en périphérie des aires fauniques à travers la mise en disponibilité de géniteurs et l'encadrement technique.
3. Contribuer à la valorisation de la faune à travers la vente des animaux vivants et l'éventuel développement de la filière d'exportation pouvant aider à rentabiliser la ferme et d'autres élevages des collaborateurs villageois.
4. Reproduire des espèces rares ou menacées en vue de leur réintroduction dans des aires protégées en collaboration avec la direction de la faune et les communautés villageoises.

Les résultats attendus
    Les principaux résultats attendus dans le court terme sont:
1. La production et la vente des animaux vivants pour l'élevage ou la réintroduction ailleurs.
2. La production de viande de gibier et autres produits à travers des filières de production sans effet écologique négative.
3. La diffusion des techniques à travers l'appui technique et la formation des éleveurs stagiaires.
4. La multiplication des activités de ce genre.

Les principaux résultats attendus dans le moyen et long termes sont:
1. L'extension et l'épanouissement des élevages non conentionnels.
2. Le développement des marchés locaux et d'une filière d'exportation de certaines espèces afin d'aider à valoriser les élevages et zones villageoises de chasse.
3. Le développement des nouvelles activités rémunératrices et bénéfiques pouvant contribuer à la lutte contre le chômage et la sous alimentation.
4. La réduction du braconnage à travers la mise en marché légal des produits fauniques de bonne qualité et par le développement d'une activité alternative.
5. Une meilleure prise en charge des ressources et aires naturelles par les populations en vue des retombés économiques complémentaires importantes pouvant justifier les investissements humains et économiques dans la conservation des ressources.
6. Une contribution significative à la lutte contre la pauvreté dans les milieux péri-urbain et rural du Burkina Faso.

Quelques résultats des essais effectués ou en cours.
    La ferme a reçu l'aval du ministère chargé de la faune et de la communauté locale du Burkina Faso pour installer l'immobilier d'élevage. Les principales installations existantes sont:
- un puits à grand diamètre, busé.
- un magasin de stockage, 5mx15m.
- un domicile principal pour le promoteur.
- un bâtiment de 5mx15m servant de bureaux et une chambre de stagiaire.
- un hangar pour stockage de foin, de 5mx20m d'une capacité de 3 000 bottes.
- un bâtiment pour l'aulacodiculture, 5mx15m.
- un bâtiment pour les rats de Gambie, 5mx15m.
- 9 enclos de diverses tailles pour l'élevage des tortues, phacochères, petites et grandes antilopes.
- 9 enclos de poc-épic, avec 21 géniteurs porc-épics.
- le début d'un complexe pour les petits carnivores, avec 8 chambres occupées (hyènes, mangoustes, chacals, caracal, civette).
- un jardin/ bananeraie.
- un début de clôture périphérique effectuée avec deux fils barbelés.
Productions lancées ou en voie de démarrage
Les lignes de production en voie d'organisation ou de démarrage sont:
Essais d'élevage d'espèces de gibiers diverses
1. l'écureuil fouisseur (1 mâle et 2 femelles).
2. le porc-épic d'Afrique (24 individus).
3. le phacochère (6 géniteurs).
4. le céphalophe de Grimm (8 géniteurs).
5. le céphalophe bai (1 femelle).
6. l'ourébi (1 couple).
7. le guib harnaché (8 géniteurs).
8. le bubale (2 géniteurs).
9. l'hippotrague (1 femelle).
10. le cobe defassa (1 mâle).
11. l'autruche à cou noir (1 mâle).
12. le rat de Gambie (60 couples).
13 . l'aulacode  (30 couples).

Essais d'élevage d'espèces peu communes, rares ou en danger au Burkina
1. la tortue sillonnée (7 géniteurs).
2. la gazelle à front roux (2 femelles).

Espèces d'essais en vue d'exportation des produits
1. la genette tigrine (1 couple).
2. la genette commune (1 couple).
3. la genette de Villier (2 couples).
4. l'hyène rayée (1 mâle).
5. le chacal à flancs rayés (2 couples).
6. le caracal (1 femelle).
7. le chat de Libye (4 géniteurs).
8. la mangouste à queue blanche (1 couple).
9. la mangouste Egyptienne (1 femelle).
10. la civette d'Afrique (1 mâle).

Essai de culture de graminées fourragères
Les espèces de graminées qui ont fait l'objet de culture en milieux inondés sont le bourgou rouge (Echinochloa stagnina) et le bourgou blanc (Echinochloa pryramidalis).

Les résultats comparés de quelques élevages
Le tableau ci-dessous donne des résultats déjà enrégistrés au niveau de la ferme de démonstration de Wédbila
  Ferme Wédbila
    
    
    Profil des promoteurs de la ferme de démonstration de Wédbila
   Le principal promoteur de cette ferme de Wédbila est Monsieur Clark Lungren, de nationalité Burkinabè (mais d'origine Canadienne). Il habite au Burkina depuis 1954 et a grandi dans les savanes et forêts claires Burkinabè. Il a longtemps oeuvré pour la création de l'Association de Développement de l'Elevage de la Faune Africaine (ADEFA) et dans ce cadre il a promu et géré le Projet Pilote pour l'Utilisation Rationnelle de la Faune (en anglais WAGREP) à Nazinga de 1972 à 1990; un projet de gestion participative de référence pour la sous région ouest africaine qui a connu l'implication réelle des populations riveraines du ranch (Kabré 1996). Le succès de ce projet WAGREP a donné naissance au projet Gestion Participative des Ressources Naturelles et de la Faune (GEPRENAF); un projet transfronalier Burkina Côte d'Ivoire.
    Assisté de ses fils Derek et Loren la famille Lungren compte s'investir dans l'avenir à la conservation de la faune au Burkina Faso afin de mieux promouvoir le développement et la vulgarisation de l'élevage intensif et semi-captif.
    Les collaborateurs nationaux immédiats des promoteurs sont les éleveurs villageois de faune des villes de Ouagadougou, Fada et Pô, le parc animalier présidentiel de Ziniaré, le parc urbain Bangré-Wéogo.
   

    6.2. Photothèque des animaux de la ferme.

Ce paragraphe est une collection de photos d'animaux de la ferme d'élevage de Wédbila au Burkina Faso.


    6.3. Aulacodiculture de l'IRD (institut de recherche pour le développement) au Caméroun.

    
 Aulacodiculture de l'IRD au Caméroun. L'ONG <développement d'alternatives au braconnage en Afrique centrale (DABAC)> en collaboration avec l'IRD conduit une aulacodiculture au Cameroun. Les clichés sur cet élevage peuvent être consultés sur le site mentionné ci-dessous (attention le site est protégé; en cas de besoin consulter Google et rechercher CIRAD):
    http://dabac.cirad.fr/biblio/img/photos/animaux/
       
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