Aménagement des pêches artisanales
 
Chapitre 1. Démographie
Chapitre 2. Eléments de Statistiques Appliquées pour Ecologues et Aménagistes
Chapitre 3. Méthodes d’estimation de la taille des populations.
Chapitre 4. Age, Croissance et Mortalité
Chapitre 5. Stock, Production, recrutement
Chapitre 6. SELECTIVITE DES FILETS
Chapitre 7. Transformation et conservation des produits de pêche
Chapitre 8. Exercices d’application
Chapitre 9. Ressources du cours
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Glossaire

Présentation 1

Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso

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Institut du Développement Rural

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DEA / Gestion Intégrée des Ressources Naturelles

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Spécialité Halieutique 2007

GLOSSAIRE D’ECOLOGIE

Par : Millogo Alfred Nicolas                                                                   Mai 2007

Etudiant/DEA

A

Alluvions : dépôts d’éléments fins ou grossiers laissés par un cours d’eau quand sa vitesse réduite n’en permet plus le transport

Aberrissement : amas de terre, de sable, de limon, formé par les cours d’eau ou par la mer favorisant la progression de la végétation aux dépens des surfaces d’eau libre.

Autoépuration : capacité d’un milieu à « digérer » naturellement les pollutions (en général de type organique)

Adaptation : ensemble des caractéristiques (et de leurs modifications) qui permettent à une espèce de se maintenir dans un milieu donné, et, lors de changements de cet environnement, de survivre et de continuer à se reproduire. Ces caractéristiques peuvent être anatomiques, physiologiques ou comportementales. Le phénomène d’adaptation est lié au processus d’évolution par sélection naturelle.

Amensalisme : C’est une coaction qui s’établit entre deux espèces différentes. L’une des espèces est inhibée par l’autre qui  secrète des substances plus ou moins toxiques dans le milieu. Ce type de cohabitation est beaucoup fréquent chez les végétaux.

Autoécologie ou écophysiologie : C’est l’étude de l’action des facteurs écologiques sur les végétaux ou animaux isolés.

abondance : La Dynamique des Populations étudie l’état numérique d’une population et ses variations. L’état numérique d’une population est appelé son abondance.

abondance totale : l,abondance d’une population peut être exprimée en nombre total des individus que compte cette population. L’abondance dans ce cas est dite abondance totale couramment désignée par le terme « population totale» ou  « population » tout court dans les résultats d’inventaires.

analyse longitudinale : est une analyse des évènements démographiques d’une population selon l’âge.

analyse transversale est l’étude des évènements démographiques concernant une unité de temps particulière.

aire de répartition : Les individus qui représentent une espèce donnée sont groupés en des populations qui sont plus ou moins isolées dans l’aire de répartition de l’espèce. L’aire de répartition d’une espèce est l’ensemble des lieux où  cette espèce a pu être observée de façon naturelle.

Amensalisme : c’est un type de coaction où une espèce dite amensale est inhibée dans sa croissance ou dans sa reproduction  tandis que l’autre inhibitrice ne l’est pas.

Antibiose : le terme antibiose est utilisé pour désigner les cas de rapport  où l’un des êtres vivants qui vivent ensemble est affaibli ou endommagé soit de façon indirecte par interférence ou concurrence ou directement par des parasites , des pathogènes ou des prédateurs.

Autoécologie : l’autoécologie encore appelée écophysiologie s’intéresse à l’étude de l’action des facteurs écologiques sur les végétaux et les animaux pris isolément.

Atmosphère : l’atmosphère est l’enveloppe externe constituée par la couche gazeuse homogène formant la partie périphérique de la planète terre.

B

Bassin versant : zone géographique correspondant à l’aire de réception des précipitations et d’écoulement des eaux souterraines et de surface vers un cours d’eau. Les limites sont la ligne de partage des eaux superficielles.

Biocénose : ensemble d’êtres vivants de toutes espèces, végétales et animales, coexistant dans un espace défini (le biotope), et qui offre les conditions extérieures nécessaires à leur vie. Un biotope et une biocénose constituent un écosystème.

Une autre approche est aussi de voir la biocénose en la divisant en phytocénose, ne concernant que les espèces végétales et la zoocénose, ne concernant que les espèces animales.

Biodiversité : désigne toute la variété et la variabilité des organismes vivants et des complexes écologiques dont ces organismes font partie. Elle comprend trois composantes : la biodiversité des écosystèmes, ou diversité écologique, la diversité des espèces animales et végétales ou diversité spécifique, la diversité au sein d’une même espèce ou diversité génétique.

Biomasse : Masse totale des organismes vivants présents sur une surface déterminée, ou des organismes appartenant à une espèce ou à un ensemble d’espèces.

Biotope : ensemble d'éléments caractérisant un milieu physico-chimique déterminé et uniforme qui héberge une flore, et une faune spécifique (la biocénose).

Les conditions écologiques d'un biotope sont de différentes natures:

  •  Bioclimatiques (caractéristiques des influences du climat sur la biocénose)
  • Pédologiques (caractéristiques du sol)
  • Géologiques (caractéristiques du sous-sol)
  • Hydrographiques (distribution des eaux dans l'espace)
  • Hydrologiques (caractéristiques et mouvements des eaux)
  • Topographiques (caractéristiques altimétriques)

Biome : (du Gr. Bios = vie), appelé aussi aire biotique, écozone ou écorégion, est un ensemble d’écosystèmes caractéristiques d'une aire biogéographique et nommé à partir de la végétation et des espèces qui y prédominent et y sont adaptées. Il est l'expression des conditions écologiques du lieu à l'échelle régionale ou continentale : le climat qui induit le sol, les deux induisant eux-mêmes les conditions écologiques auxquelles va répondre la communauté des plantes et des animaux du biome en question.

Biosphère : La biosphère résulte pour l'essentiel de l'action ancienne et conjointe d'une très grande variété d'organismes et d'espèces vivantes vivant en interdépendance plus ou moins grande, et qui constituent la diversité des écosystèmes.

Biocénose : C’est l’ensemble des êtres vivants, animaux, végétaux et micro-organismes présents dans une station à une période donnée. Une biocénose est installée dans un biotope. On distingue la phytocénose, communauté de plantes, de la zoocénose, ensemble d'animaux.

Biome : le biome désigne une communauté vivante qui se rencontre sur de vastes surfaces en milieu continental ou océanique. Le biome correspond donc à la biocoenose propres à des macrosystèmes.

Exemples : les forêts pluvieuses tropicales, les savanes tropicales

Biosphère : zone de faible épaisseur (par rapport au diamètre de la Terre qui est de 12 600 km) qui entoure le globe, et où la vie est apparue, s'est diversifiée et se maintient. La biosphère est formée de trois compartiments : l'atmosphère, l'hydrosphère (voir Fleuves et rivières ; Eau douce, vie en ; Océan), la lithosphère (le sol et la partie superficielle des roches).

bande (espèce vivant en ) : Le terme bande est employé pour les troupeaux comme chez les singes par exemple.

Biocénose : la communauté de l’ensemble des êtres vivants inféodés à un biotope considéré est appelée la biocénose qui comprend la phytocénose formée par les êtres vivants végétaux et la zoocénose constituée par l’ensemble des animaux de l’écosystème. Un écocline représente les changements observés dans la structure des biocénoses en fonction d’un facteur écologique qui présente des variations d’intensité selon un gradient géographique.

biologie des populations : La dynamique des populations appelée démoécologie forme avec la génétique des populations la discipline appelée la biologie des populations. C’est une discipline de l’écologie ; cette dernière signifiant la science globale dont l’objet est l’étude des interrelations des êtres vivants avec leur environnement.

biome : le biome est un terme essentiellement utilisé en écologie terrestre qui désigne une communauté vivante qui se rencontre sur de vastes superficies en milieu continental. C’est la biocénose propre à des macroécosystèmes.

Biosphère : le niveau le plus complexe de l’organisation biologique étudié par l’écologie est la biosphère. Ce terme désigne la partie de la planète terre où la vie est possible en permanence et qui renferme l’ensemble des êtres vivants.

La biosphère comprend trois compartiments :

a.      la lithosphère qui est la partie limitée aux couches superficielles de l’écorce terrestre ;

b.     l’hydrosphère ou l’océan mondial, c'est-à-dire le milieu liquide représentant les sept dixièmes de la surface planétaire ;

 l’atmosphère qui est l’enveloppe externe constituée par la couche gazeuse homogène formant la partie périphérique de la planète terre.

Biotope : Un biotope est le milieu physique et chimique dans lequel vivent les végétaux et les animaux. Ce milieu est l'élément non vivant, ou abiotique, de l'écosystème. Il renferme la totalité des ressources nécessaires à la vie. Le biotope varie selon les écosystèmes. Dans un étang, il est composé d'eau et de substances dissoutes (oxygène, gaz carbonique et sels minéraux). Dans un écosystème forestier, le biotope est constitué par le sol qui permet l'enracinement des plantes et qui leur procure l'eau et les sels minéraux indispensables, et par l'atmosphère qui fournit l'oxygène et le gaz carbonique également indispensables.

C

Chaîne alimentaire : suite d'êtres vivants dans laquelle chacun mange celui qui le précède. Le premier maillon d'une chaîne est très souvent un végétal chlorophyllien. Dans les mers et océans, le phytoplancton assure ce rôle. Dans les profondeurs abyssales où les rayons du soleil ne parviennent pas, les bactéries thermophiles sont les premiers maillons de la chaîne. L'homme est souvent le dernier élément de la chaîne : c'est un super prédateur.

Dans un écosystème, les liens qui unissent les espèces sont le plus souvent d'ordre alimentaire. On distingue trois catégories d'organismes :

  • les producteurs (surtout les végétaux chlorophylliens, capables, grâce à la photosynthèse, de fabriquer de la matière organique à partir de dioxyde de carbone et de lumière solaire, mais aussi d'autres organismes autotrophes, certains étant à la base de chaînes alimentaires totalement indépendantes de l'énergie solaire.)
  • les consommateurs (les animaux) ; il existe trois types de consommateurs :
    • les herbivores qui se nourrissent des producteurs, on les appelle aussi consommateurs primaires
    • les carnivores primaires ou encore consommateurs secondaires qui se nourrissent des herbivores
    • les carnivores secondaires appelés également consommateurs tertiaires qui se nourrissent des carnivores primaires
  • les décomposeurs (les bactéries, champignons) qui dégradent les matières organiques de toutes les catégories et restituent au milieu les éléments minéraux.

Ces relations forment des séquences où chaque individu mange le précédent et est mangé par celui qui le suit; on parle de chaîne alimentaire. Chaque maillon est un niveau trophique.

Un cleptoparasite est un animal qui se nourrit aux dépens de la production d'un autre. Le cleptoparasitisme se rencontre notamment chez certaines espèces d'abeille, chez des coléoptères méloïdés (Meloe franciscanus)

Climax : association stable d’espèces qui caractérise qualitativement et quantitativement l’ultime phase de développement d’une biocénose dans une succession. Celle-ci présente un ensemble de particularités remarquables la biomasse et la diversification de réseaux trophiques y sont maximal par unité d’énergie entrante, la capacité homéostatique par rapport aux fluctuations de l’environnement y est nettement supérieure à celles de toutes communautés pouvant exister au ayant apparu au cours de la succession du biotope considéré.

Coopération : signifie que des espèces animales ou végétales vont tirer un avantage de la présence de l'autre, il ne faut pas confondre cette relation optionnelle (dont le terme spécifique en écologie est commensalisme) avec une relation obligatoire, la symbiose.

Corridor écologique : L’expression « corridor biologique » (ou Biocorridor) désigne un ou des milieux reliant fonctionnellement entre eux différents habitats vitaux pour une espèce ou un groupe d’espèces (habitats, sites de reproduction, de nourrissage, de repos, de migration, etc.).

Ces structures éco paysagères permettent de connecter ou reconnecter entre elles plusieurs sous populations (patchs). Elles permettent la migration d’individus et la circulation de gènes (animaux, végétaux ou fongiques) d’une sous population à l’autre.

On tend à distinguer :

  1. Le corridor biologique, désignant tout corridor spécifique à une espèce donnée, y compris du point de vue des échanges génétiques,
  2. Le corridor écologique, structure spatiale plus large n’engageant pas nécessairement de notion génétique. Un corridor écologique peut rassembler divers corridors biologiques.
  3. Le réseau écologique ; l’ensemble fonctionnel des corridors, aux échelles paysagères et supra-paysagères.

Commensalisme : (du latin co-, avec mensa, table : compagnon de table) est un type d’association naturelle entre deux êtres vivants dans laquelle l'hôte fournit une partie de sa propre nourriture au commensal : il n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier (la relation est à bénéfice non réciproque).

Il existe cinq types d’associations entre organismes dans la nature : la phorésie, le parasitisme, le commensalisme, l’amensalisme, le symbiose.

Commensalisme : Du latin co-, avec et mensa, table (compagnon de table) le commensalisme est une relation asymétrique entre deux êtres vivants : l’un tire avantage de la relation tandis que l’autre n’en tire ni bénéfice ni inconvénient. L'hôte fournit donc  une partie de sa propre nourriture au commensal et n’obtient en revanche aucune contrepartie évidente de ce dernier. La relation est donc à bénéfice non réciproque.

Exemples :

-         Les poissons-pilotes accompagnent de nombreux poissons et se nourrissent de leurs restes,

-         les hérons garde-bœufs se nourrissent des petits animaux que font fuir les troupeaux.

Compétition Lutte, directe ou indirecte, entre plusieurs êtres vivants, d’une même espèce ou d’espèces différentes, pour l’accès à une ressource. Toutes les plantes et tous les animaux sont en compétition, que ce soit pour la nourriture, pour un nid, un terrier, une femelle, ou, chez les plantes, pour accéder à la lumière...

Coopération : La coopération est une forme d’association non indispensable entre deux espèces données. Chacune des deux espèces peut vivre isolément mais cette association profite aux deux espèces. Exemple : Le bœuf  et le pic-bœuf.

chaîne alimentaire : une population dans un écosystème donné sert toujours  de source de nourriture pour d’autres organismes de cet écosystème. Elle constitue de ce fait un maillon d’une chaîne dénommée chaîne alimentaire qui est la séquence d’organismes dont chaque maillon utilise le maillon immédiatement inférieur comme source d’alimentation.    

cohorte : l’ensemble des individus qui vivent le même évènement démographique (naissance, mort, floraison, éclosion, etc.) est appelé une cohorte. Une génération n’est autre qu’une cohorte de naissance c'est-à-dire l’ensemble des individus nés pendant la même unité de temps servant à mesurer l’âge.

communauté : l’entité biologique constituée par un ensemble de populations d’espèces  vivant à un moment donné, dans un endroit déterminé, dans des conditions d’un milieu déterminé et qui présentent une organisation spatiale et temporelle ainsi que des interactions fonctionnelles structurantes est appelée une communauté. La communauté de l’ensemble des êtres vivants inféodés à un biotope considéré est appelée la biocénose qui comprend la phytocénose formée par les êtres vivants végétaux et la zoocénose constituée par l’ensemble des animaux de l’écosystème.

D

Dynamique végétale : succession dans le temps des espèces et groupements végétaux en un lieu donné. La dynamique progressive conduit des stades pionniers vers des stades plus matures dits climaciques, en général de types forestiers en passant par tous les stades intermédiaires (prairie, formation arbustive). La dynamique est dite régressive lors du retour en arrière, dû à des causes naturelles (feu, glissement de terrain, érosion…) ou artificielles (défrichement, pâturage…)

communautés animales ou végétales

Démoécologie : C’est l’étude des facteurs écologiques sur les populations ou des Ecologie : Crée par Haeckel en 1886, le terme écologie signifie « science de l’habitat ». L’écologie est la science globale dont l’objet est l’étude des interrelations des êtres vivants avec leur environnement.

E

Ecologie : étude des interactions des êtres vivants entre eux et avec leur milieu. L'écologie est l'une des sciences naturelles.

Le terme « écologie » vient du grec oikos (« maison », « habitat ») et logos (« science », « connaissance ») : c'est la science de la maison, de l'habitat. Il fut inventé en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel.

 « (...) la science des relations des organismes avec le monde environnant, c'est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d’existence. » 

Ecotone : L’écotone délimitant deux habitats différents peut être une niche écologique pour les espèces typique de cet écotone, tout en accueillant épisodiquement des espèces typiques des milieux adjaçants. Ces dernières y voient toutefois généralement leur  fitness (chances de survie) diminuée.

Endémisme : Terme employé en écologie pour décrire la tendance des plantes et des animaux à être naturellement confinés dans une région particulière. On dit qu'ils sont « endémiques » de la région en question.

L'endémisme peut être décrit dans toute la série de l'échelle géographique : un organisme peut être endémique d'une montagne ou d'un lac unique, d'une chaîne de montagnes ou d'un bassin hydrographique, d'une île, d'un pays ou même d'un continent. Le terme est souvent utilisé au niveau de l'espèce, mais il peut également s'appliquer aux sous-espèces, aux genres, aux familles et aux autres groupes taxonomiques.

Environnement : Ensemble des caractéristiques physiques, chimiques et biologiques des écosystèmes plus ou moins modifiées par l’action de l’homme.

Les sciences de l’environnement étudient les conséquences de ces modifications sur les plantes, les animaux et l’homme aussi bien à l’échelle de l’individu ou de l’écosystème que de toute la biosphère. Il convient de distinguer les sciences de l’environnement de l’écologie qui étudie (dans la mesure où il en existe encore) des milieux naturels ou peu modifiés. Le mot « environnement », d’origine anglaise, s’est substitué peu à peu au mot « milieu » vers la fin du xixe siècle

Eutrophe : qualifie un milieu riche en éléments minéraux nutritifs

Eutrophisation : phénomène d’enrichissement en matières organiques ou en substances nutritives (nitrates, phosphates …) pouvant entraîner de graves perturbations dans les écosystèmes aquatiques : production en grande quantité de matière végétale, chute du taux d’oxygène dissous, mortalité massive de poissons, disparition des espèces sensibles, banalisation de la flore et de la faune.

Ecosystème : Terme proposé par le botaniste anglais George Tansley en 1935, l’écosystème est un système fonctionnel qui inclue des communautés vivantes (animales et végétales) et leur biotope. C’est l’unité par excellence d’échange d’énergie dans la nature. Il comprend le milieu physique et les organismes qui y vivent, mais aussi leurs interactions : la lumière est captée par les plantes, qui l’utilisent comme énergie avant d’être mangées par les herbivores, eux-mêmes proies des carnivores, etc. Un massif forestier avec ses arbres, ses plantes herbacées et ses animaux, sans oublier le sol sur lequel pousse la végétation, est un écosystème. Un étang avec sa végétation aquatique, ses poissons et autres animaux, est également un écosystème.

Effet de groupe : Ce sont des modifications physiologiques, morphologiques ou comportementales qui apparaissent lorsque plusieurs individus de la même espèce vivent dans un espace donné avec une quantité de ressources suffisantes. En général, l’effet de groupe est bénéfique aux individus.

Exemple : les lycaons vivent en colonie pour la chasse.

Ecotone : C’est la zone de contact entre deux écosystèmes différents ou entre deux stades successionnels différents d’une même sère. L’écotone se caractérise par un brutal changement dans la composition des peuplements liés à une discontinuité, donc un brutal remplacement des espèces au long d’un gradient de l’environnement.

Effet de masse : Ce sont des modifications physiologiques, morphologiques ou comportementales qui se produisent lorsque le milieu est surpeuplé.

Exemple : lorsqu’une population de drosophiles atteint un certain seuil, on assiste à une baisse des cette population due à une perturbation des pontes de femelles.

écologie : l’écologie signifie la science globale dont l’objet est l’étude des interrelations des êtres vivants avec leur environnement. Les branches de l’écologie sont la biologie des populations (définie plus haut), et les autres branches de cette science globale (l’écologie) sont :

c.     l’autoécologie encore appelée écophysiologie s’intéresse à l’étude de l’action des facteurs écologiques sur les végétaux et les animaux pris isolément ;

d.     la biocœnotique a pour objet d’étude les communautés ;

e.      la synécologie s’intéresse à l’étude des niveaux d’organisation du vivant les plus complexes que sont l’écosystème et la biosphère tout entière.

Ecocline : Un écocline représente les changements observés dans la structure des biocénoses en fonction d’un facteur écologique qui présente des variations d’intensité selon un gradient géographique

Ecorégion : Une écorégion ou région écologique est une zone géographique de grande étendue se distinguant par le caractère unique de sa morphologie, de sa géologie, de son climat, de ses sols, de ses ressources en eau, de sa faune et de sa flore.

Ecozone : ou Région biogégraphique souvent qualifiée de Sous Région est définie comme étant la partie de la surface terrestre représentant une unité écologique à grande échelle et caractérisée par des facteurs abiotiques et biotiques.

écosystème : l’écosystème est un système écologique c'est-à-dire un système fonctionnel formé par toutes les communautés biologiques (biocénoses) d’une aire donnée et leur environnement physique. Il a une composante biotique et une composante abiotique.

a)     Sa composante biotique est formée par :

                                 i.      les végétaux producteurs (synthèse chlorophyllienne fixant l’énergie solaire dans des liaisons chimiques des molécules organiques produites à partir des matériaux inorgan

                                         ii.      des animaux consommateurs (phytophages et prédateurs) ;

                             iii.      des organismes décomposeurs et réducteurs (saprophages, nécrophages et coprophages, champignons et bactéries)

b)    Sa composante abiotique est formée du climat (climatope) et des sols (édaphotope).

Un macro écosystème est une grande entité écologique qui s’étend sur de vastes superficies pouvant aller jusqu’à l’échelle d’un continent entier. 

La zone de transition entre deux écosystèmes avec des changements d’espèces rapides le long d’un gradient écologique est appelée une écotone

Ecozone : une écozone ou Région biogégraphique souvent qualifiée de Sous Région est définie comme étant la partie de la surface terrestre représentant une unité écologique à grande échelle et caractérisée par des facteurs abiotiques et biotiques.

effet de groupe : Les formes de regroupement produisent des effets spécifiques sur les variations d’abondance des populations. Il existe deux types d’effet : l’effet de groupe et l’effet de masse :

a.     L’effet de groupe désigne les modifications qui interviennent lorsque des animaux de la même espèce sont groupés par deux ou plusieurs dont la conséquence entraîne une accélération souvent considérable de la vitesse de croissance par exemple. L’effet de groupe se manifeste chez de nombreuses espèces qui ne peuvent se reproduire normalement et survivre lorsqu’elles sont représentées par des populations assez nombreuses.

Principe de la population minimum :

     Cas du lycaon (6 individus par groupe)

     Cas du cormoran Phalacrocorax bougainvillei espèce productrice de guano au Pérou (colonie de 10 000 individus avec une densité de 3 nids au mètre carré, J.C Heymans, 1998-1999)

b.     L’effet de masse désigne les effets qui se reproduisent lorsque le milieu est surpeuplé. En général l’effet de masse a des conséquences néfastes pour les populations alors que l’effet de groupe leur sont bénéfiques

F

Flore : liste plus ou moins exhaustive des espèces végétales d’une contrée donnée. Ce terme peut aussi désigné tout ouvrage contenant cette liste.

H

Habitat : désigne le milieu de vie naturel d'une espèce animale ou végétale. On parle aussi de biotope.

Habitat : C’est un milieu concret qui demeure uniforme sur une certaine étendue et sur lequel apparaît des êtres vivant. C’est donc un milieu propre à la vie

M

Mutualisme : interaction entre deux ou plusieurs espèces, où le symbiote et l’hôte tirent tous les deux profits. En générale, cette association est facultative car les deux partenaires peuvent vivre l’un sans l’autre.

Mutualisme : C’est une collaboration entre individus d'espèces différentes. Chacune des deux espèces ne peut vivre, croître ou se multiplier en l’absence de l’autre.

N

Niche écologique : concept théorique de l’écologie. Il traduit à la fois :

  1. la « position » occupée par un organisme, une population ou plus généralement une espèce dans un écosystème ;
  2. la somme des conditions nécessaire à une population viable de cet organisme.

La description d'une telle « niche » comporte deux types de paramètres :

  1. des paramètres physico-chimiques caractérisant l'Environnement où évolue l'organisme,
  2. des paramètres biologiques, incluant les relations avec les espèces avoisinantes et la modification du milieu par l'organisme et la communauté d'espèces dans laquelle il s'inscrit.

Niche écologique : Les animaux et les végétaux vivent dans un certain habitat, le biotope, qui fait partie d’un écosystème. La notion de niche écologique correspond au rôle de l’espèce dans le système écologique et l’habitat désigne l’adresse de l’espèce. La niche écologique peut être assimilée à un volume où chaque élément de la niche correspond à une dimension de l’espace.

O

Organisme vivant : (du grec organon = instrument) est un système complexe évolutif formé d’organes qui interagissent de façon à ce qu'ils fonctionnent comme un ensemble stable.

Un organisme est dans un état thermodynamique de non équilibre, conservant un environnement interne homéostatique, et un apport continu d’énergie est nécessaire pour maintenir cet état.

P

Parasitisme : La plus connue des associations naturelles est sans doute le parasitisme (du grec παρα- - para - <à côté> et σιτος - sitos - <qui mange>). Dans ce type de relation, le parasite se nourrit de la substance même de son hôte. Non seulement le bénéfice de la relation est unilatéral, mais le parasite est destructeur (et parfois mortel) pour son propre hôte.

Parc national :  portion de territoire qui est classée par décret à l'intérieur de laquelle la faune, la flore et le milieu naturel en général sont protégés de l'action de l'homme. Il est généralement choisi lorsque la conservation de la faune, de la flore, du sol, du sous-sol, de l’atmosphère, des eaux et, en général, d’un milieu naturel présente un intérêt spécial et qu’il importe de préserver ce milieu contre tout effet de dégradation naturelle et de le soustraire à toute intervention artificielle susceptible d’en altérer l’aspect...

Phorésie : (du grec Φορος - phoros - qui signifie <porter>), l'hôte n’a d’autre fonction que d’assurer le transport (temporaire dans la plupart des cas) du phoronte. Il s’agit d’une association libre (les sources de nourriture de l’un et d’autres partenaires étant indépendantes) et non destructrice (le transport en question n’occasionne pas de dommages physiologiques particuliers).

Prédateur :  organisme vivant qui capture des proies vivantes pour s'en nourrir ou pour alimenter sa progéniture.

Les prédateurs présentent différents modes d'action sur la dynamique des populations des proies, qui contribuent à maintenir l'équilibre biologique des écosystèmes.

On distingue ainsi :

  • Les prédateurs de fond : ils se nourrissent de plusieurs espèces, leur population est relativement stable, et ils contribuent à exercer un contrôle continu sur le niveau des populations de proies.
  • Les prédateurs de chocs : ils se nourrissent d'une ou d'un petit nombre d'espèces. L'apparition de ces prédateurs en grand nombre entraîne un effondrement des populations de proies.

Parasitisme : C’est une relation entre deux êtres vivants d'espèces différentes dans laquelle l'un des partenaires, le parasite, vit aux dépens de l'autre, l'hôte. Le parasite se nourrit de la substance même de son hôte. Non seulement le bénéfice de la relation est unilatéral, mais le parasite est destructeur (et parfois mortel) pour son propre hôte.

De nombreux parasites passent sur deux hôtes ou plus au cours de leur cycle biologique : un hôte définitif ou final et un ou plusieurs hôtes intermédiaires aux dépens desquels ils accomplissent une partie de leur cycle de vie. On distingue deux types de parasitisme :

-        l’endoparasitisme lorsque le parasite vit à l’intérieur de son hôte. Exemple : les ténias vivent à l'intérieur de leur hôte.

-         l’ectoparasitisme lorsque le parasite vit au contact de son hôte. Exemple : les puces vivent au contact de leurs hôtes.

Peuplement : Le peuplement désigne des populations d’espèces appartenant souvent à un même groupe taxonomique et qui présentent une écologie semblable et occupent le même habitat.

Population : ensemble d'êtres vivants, animaux ou végétaux, appartenant à la même espèce, vivant dans le même milieu et au même moment. Les divers individus d'une population se reproduisent librement entre eux. Ils possèdent de ce fait un ensemble de gènes en commun que l'on appelle « pool génétique ».

Prédateur : C’est un organisme vivant libre qui capture des proies vivantes pour s'en nourrir ou pour alimenter sa progéniture. La prédation est donc la consommation d’un être vivant par un autre être vivant.

Exemples : les carnivores se nourrissent d’herbivores (comme le lion qui chasse les gazelles ou le héron qui pêche des poissons), mais aussi les herbivores, qui se nourrissent de végétaux, ou encore les plantes carnivores, qui piègent des insectes.

Réseau trophique : ensemble de chaînes alimentaires reliées entre elles au sein d'un écosystème et par lesquelles l'énergie et la matière circulent. Le réseau trophique est divisé en deux catégories : un réseau qui commence avec les plantes vertes, les algues ou le phytoplancton, et un réseau qui commence avec les débris organiques. Ces deux réseaux sont constitués de chaînes alimentaires individuelles.

parasitisme : c’est une cohabitation où l’ espèce parasite, généralement la plus petite inhibe la croissance ou la reproduction de son hôte, et en dépend directement pour son alimentation. Le parasite peut entraîner ou non la mort de son hôte. Les ectoparasites colonisent la surface de l’hôte tandis que les endoparasites vivent en son sein.

Perturbation : une perturbation est une irrégularité dans le fonctionnement d’un système ; le système dont il s’agit en dynamique des populations est le système population-environnement.

phénomènes démographiques : les variations subies par les populations sont la cause des phénomènes démographiques. Ce sont la natalité, la fécondité, la fertilité, la mortalité, l’immigration, l’émigration. Ces phénomènes démographiques peuvent être exprimés sous forme potentielle ou réelle. Ils peuvent également être exprimés pour l’ensemble de la population (appelé dans ce cas général) ou pour une catégorie donnée d’individus (phénomène spécifique).

probiose : la probiose est un type de relation qui avantage une espèce sans nuire à l’autre ; par exemple certains animaux recherchent le voisinage d’autres espèces pour se protéger de leurs ennemis. Un tel exemple est une probiose de cohabitation qu’on appelle la paréchie. Lorsque la probiose consiste à coloniser (une surface par exemple, cas des épiphytes végétales non parasites qui atteignent les cimes plus lumineuses des arbres), on parle d’épochie. La synéchie est une probiose de location (cas des animaux qui utilisent les lieux d’incubation ou d’habitation d’autres animaux sans nuire à ces derniers. Lorsque l’installation d’une espèce à des fins de protection se fait dans des espaces creux d’un autre organisme vivant sans nuire à ce dernier, ce type de probiose est appelée une endochie.

S

Symbiose : association intime et durable entre deux organismes hétérospécifiques (espèces différentes). L'organisme le plus petit est généralement appelé le symbiote, ou, plus rarement symbionte, alors que l'autre est qualifié d’hôte.

La symbiose peut être de deux types :

  • L’ectosymbiose : le symbiote vit à la surface de l'hôte (ce qui inclut la paroi intestinale et les conduits des glandes exocrines)
  • L’endosymbiose : la symbiote est situé dans l'espace intercellulaire, intracellulaire (intravacuolaire ou libre dans le cytoplasme)

Succession : processus par lequel une végétation s’installe et se transforme dans un milieu donné.

Symbiose : Le terme symbiose fut proposé par le botaniste allemand Anton de Bary en 1879, et décrivait alors la vie en association de différents organismes. La symbiose se définit comme une association intime et durable entre deux organismes hétérospécifiques (espèces différentes). Dans ce type de relation, l'organisme le plus petit est généralement appelé le symbiote, ou, plus rarement symbionte, alors que l'autre est qualifié d'hôte. Le bénéfice de la relation est réciproque pour les deux espèces et la disparition de l’une peut entraîner, à plus ou moins long terme, la mort de l’autre. On distingue deux types de symbioses :

-         l'ectosymbiose : le symbiote vit à la surface de l'hôte (ce qui inclut la paroi intestinale et les conduits des glandes exocrines)

-         l'endosymbiose : la symbiote est situé dans l'espace intercellulaire, intracellulaire (intravacuolaire ou libre dans le cytoplasme).

Exemples :

-         De nombreux protozoaires ou bactéries aident toutes sortes d’animaux à digérer leur nourriture, en échange du gîte : cas des flagellés du tube digestif des termites, qui assurent la digestion de la cellulose.

-         Des champignons augmentent la surface d’absorption des racines des arbres (formant des micorhizes), contre un peu de sève.

Les acacias nourrissent certaines fourmis qui, en retour, les protègent contre des herbivores.

Synécologie : C’est l’étude des écosystèmes et de la biosphère tout entière.

T

Trophique : Réseau, ensemble de chaînes alimentaires reliées entre elles au sein d'un écosystème et par lesquelles l'énergie et la matière circulent (voir écologie).

Le réseau trophique peut être considéré non seulement comme un réseau de chaînes alimentaires, mais aussi comme une série de niveaux trophiques (nutritionnels). Les plantes vertes, premiers producteurs de matières organiques, appartiennent au premier niveau trophique. Les herbivores, consommateurs de plantes vertes, relèvent du deuxième niveau. Les carnivores, prédateurs se nourrissant d'herbivores, sont eux rattachés au troisième niveau trophique. Les omnivores, consommateurs à la fois de substances végétales et animales, appartiennent aux deuxième et troisième niveaux. Les carnivores secondaires, qui sont des prédateurs se nourrissant de prédateurs, relèvent du quatrième niveau trophique. Plus le niveau est élevé, moins les prédateurs sont nombreux. Mais à ce stade, ils sont plus gros, plus féroces et plus agiles. À partir du deuxième niveau, les décomposeurs des matières organiques disponibles dans l'environnement fonctionnent comme des herbivores ou des carnivores, selon que leur alimentation est végétale ou animale

Tropisme : réaction d'orientation des organes d'une plante, (racines, tiges, feuilles, fleurs, etc.) à une anisotropie de milieu. La lumière et la gravité sont les deux principaux facteurs du milieu respectivement responsables des phototropismes et des gravitropismes (aussi appelés géotropismes).

Les tropismes peuvent apparaître comme des mouvements de la plante (dans les films en accéléré) mais ils correspondent en fait au résultat d'une croissance inégale des deux côtés de l'organe, ce qui entraîne une courbure de celui-ci

 Autrement dit c’est le mouvement ou la croissance dans l'espace qui, chez les animaux et les végétaux, se fait en réponse à un stimulus particulier. On parle de tropisme positif, lorsque le mouvement de l’animal ou du végétal est effectué vers la source de stimulation et de tropisme négatif lorsque l’animal ou le végétal s’écarte de la source de stimulation. Selon le type de source de stimulation, on distingue plusieurs types tropismes :

-         Phototropisme (source de stimulation : lumière),

-         Héliotropisme (source de stimulation : lumière solaire),

-         Géotropisme (source de stimulation : gravité 

-         Thigmotropisme (source de stimulation : support),

-         Hydrotropisme (source de stimulation : eau)

-         Skototropisme (source de stimulation : obscurité)

-         Chimiotropisme (source de stimulation : substance chimique)

-         Cytotropisme (source de stimulation : cellule)

-         Anémotropisme (source de stimulation : mouvement du vent)

-         Thermotropisme (source de stimulation : température)

Voltinisme : le voltinisme désigne le nombre de générations au cours du cycle annuel. Les termes Univoltin, bivoltin qualifient respectivement les cycles à une et deux générations.

Z

Zones humides : Selon la convention de Ramsar, les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six (6) mètres.

Présentation 2


Université polytechnique de Bobo Dioulasso          

Institut du Développement Rural

DEA / Gestion Intégrée des Ressources Naturelles

Option : Systèmes de productions forestières

 Spécialité : Aménagement de la Faune

Cours de Dynamique des Populations

Glossaire

de Dynamique des Populations

                                 


 

Somanegré NANA                                        Mai  2007

        étudiant/DEA


Avant propos

Ce document est un essai rédigé dans le but de faire  un état aussi exhaustif que possible de la terminologie consacrée à la « Dynamique des Populations ». Etant une branche de l’écologie et donc de la biologie en général, cette discipline emprunte beaucoup de ses concepts à ces dernières et à certaines de leurs subdivisions. Il est alors paru utile d’élargir le présent glossaire aux concepts en usage dans ces disciplines de portée générale.

Les concepts sont souvent mieux perçus quand on  les place dans le contexte dans lequel ils sont employés tout en indiquant autant que possible les différences ou les similitudes avec les termes apparentés, voisins ou synonymes.

Dans le souci d’atteindre une telle perception, les définitions ont été regroupées selon les principaux centres d’intérêt de la discipline. A l’intérieur d’un centre donné, nous nous sommes efforcés, à partir d’un mot défini de retrouver par analogie, induction ou déduction, le maximum de mots possibles afin de rendre le présent glossaire aussi complet que possible. Au total, cent cinquante concepts ont été identifiés et définis.

 Les définitions sont numérotées dans l’ordre de leur apparition dans le document. Les centres d’intérêt à l’intérieur desquels les différents concepts sont définis sont indiqués par une numérotation grecque.

Cette façon de présenter le glossaire peut s’avérer pédagogiquement indiqué pour des moins initiés intéressés par une lecture de l’ensemble du document. Elle a l’inconvénient de ne pas  faciliter la recherche de la définition d’un mot précis auquel un lecteur serait particulièrement intéressé.

Pour remédier à cet inconvénient, il est établi d’abord une liste alphabétique de tous les mots définis. Chaque mot listé est relié à sa définition par un lien hypertexte que l’on peut accéder en double cliquant sur le mot. Il est indiqué pour chacun des mots listé le numéro de la page et le numéro de la définition en cas d’utilisation du glossaire sous format papier. 

Cet essai se veut un début de travail qui sera progressivement corrigé, précisé et complété afin de disposer d’un glossaire en écologie aussi complet possible.

Nos sincères remerciements au Professeur KABRE pour nous avoir commis à cette tâche sous forme d’un devoir dans la matière Dynamique des Populations. J’ai trouvé l’exercice d’un grand intérêt pédagogique qu’il ne fallait pas limiter à la recherche d’une note  de classe.    


 I. LISTE ALPHABETIQUE DES CONCEPTS DEFINIS

a

abondance(cf.  définition n°36   page16 )

abondance totale (cf.  définition n°37   page16 )

analyse longitudinale (cf.  définition n°71  page19 )

analyse transversale  (cf. définition n° 72 page19 )

aire de répartition  (cf. définition n° 23 page 14)

amensalisme (cf. définition n°94  page 23 )

antibiose (cf. définition n° 93 page22 )

autoécologie (cf. définition n°3a   page 9 )

atmosphère (cf. définition n°8c  page10 )

b

bande (espèce vivant en ) (cf. définition n°21 h  page13 )

biocénose (cf. définition n°  page )

biocœnotique (cf. définition n°6  page10 )

biologie des populations (cf. définition n°2  page 9 )

biome (cf. définition n° 33  page15 )

biosphère (cf. définition n°7  page10 )

Bivoltin (cf. définition n° 47  page 17 )

C

chaîne alimentaire (cf. définition n° 19  page12 )

climatope (cf. définition n° 28b  page15 )

cohorte (cf. définition n° 46  page17 )

colonie (cf. définition n° 21c  page13 )

Compétition (cf. définition n°82  page21 )

compétition intraspécifique (cf. définition n°83  page21 )

compétition interspécifique (cf. définition n° 84  page22 )

commensalisme (cf. définition n° 88  page 22 )

communauté (cf. définition n°5   page 9 )

Consommateurs (cf. définition n°17   page11 )

consommateurs primaires  (cf. définition n° 17a  page11 )

consommateurs de premier ordre (cf. définition n°17a   page11 )

consommateurs secondaires (cf. définition n° 17b   page11 )

 couple (espèce vivant en) (cf. définition n° 21b  page12 )

D

Décomposeurs (cf. définition n°15   page 11 )

Démoécologie (cf. définition n°2  page 9 )

Densité (cf. définition n°38  page16 )

densité absolue (cf. définition n°39  page16 )

densité relative (cf. définition n° 40  page16 )

détritivores (cf. définition n°15  page11 )

diagramme de Lexis (cf. définition n°73   page19 )

distribution  (cf. définition n°20   page12 )

distribution uniforme (cf. définition n°20a  page12 )

distribution aléatoire (cf. définition n°20b  page12 )

distribution en agrégats (cf. définition n°20c  page12 )

distribution contagieuse (cf. définition n°20c  page12 )

domaine vital (cf. définition n° 25  page14 )

dynamique des populations (cf. définition n° 1  page9 )

e

écologie (cf. définition n°2   page9 )

écocline (cf. définition n°31  page15 )

écorégion (cf. définition n°34  page16 )

écotone (cf. définition n°30  page15 )

écosystème (cf. définition n°28  page15 )

écozone (cf. définition n°35   page 16 )

ectoparasite (cf. définition n° 95  page 23 )

ectosymbiose (cf. définition n°85  page21 )

édaphotope (cf. définition n°28b  page15 )

effet de groupe (cf. définition n°22a   page13 )

effet de masse (cf. définition n°22b  page13 )

endochie (cf. définition n°89   pages 21 et 22 )

endoparasite (cf. définition n°95  page23 )

endosymbiose (cf. définition n°85  page22 )

épochie (cf. définition n°89   pages 21 et 22 )

espèce clé  (cf. définition n°18   page 11 )

espèce solitaire (cf. définition n°21a   page12 )

espérance de vie (cf. définition n°67   page19 )

f

famille (cf. définition n°21c   page13 )

fécondité (cf. définition n°54   page18 )

fertilité  (cf. définition n° 53  page18 )

fonction de maternité (cf. définition n°68   page19 )

g

génération (cf. définition n° 45  page17 )

grégarisme (cf. définition n°21f   page13 )

groupes fonctionnels dans un écosystème (cf. définition n°14   page11 )

 

h

habitat (cf. définition n°24   page14 )

harem (cf. définition n°21d   page13 )

harde (cf. définition n°21f   page13 )

herbivores  (cf. définition n°16b   page11 )

hydrosphère (cf. définition n°8b   page10 )

i

Indice Kilomètre d’Abondance (IKA) (cf. définition n°41   page16 )

Indices Ponctuels d’Abondance (IPA) (cf. définition n°42   page16 )

Itéropare (cf. définition n°99   page23 )

l

lithosphère (cf. définition n° 8a  page10 )

m

macro écosystème (cf. définition n°29   page15 )

métabiose (cf. définition n°92   page22 )

métapopulation (cf. définition n°10   page10 )

meute (cf. définition n°21g   page13 )

microconsommateurs (cf. définition n°17c   page11 )

mortalité potentielle (cf. définition n°55   page18 )

mortalité réelle (cf. définition n°56   page18 )

mortalité générale (cf. définition n°57  page18 )

monocarpe (cf. définition n°100  page23 )

mutualisme (cf. définition n°87   page 22 )

n

niche écologique (cf. définition n°27  page14 )

natalité générale (cf. définition n°49  page17 )

natalité potentielle (cf. définition n°50  page17 )

natalité réelle (cf. définition n° 51  page17 )

natalité écologique (cf. définition n° 51  page17 )

natalité spécifique (cf. définition n°52   page 18 )

neutralisme (cf. définition n° 80  page21 )

p

parabiose (cf. définition n°91  page22 )

paréchie (cf. définition n° 89  pages 21 et 22 )

parasitisme (cf. définition n°89   page 23 )

perturbation (cf. définition n° 76  page20 )

phénomènes démographiques (cf. définition n°48   page17 )

phorésie (cf. définition n° 90  page22 )

phytocénose (cf. définition n°6   page10 )

Polycarpe (cf. définition n°100  page23 )

Population (cf. définition n°4   page9 )

population ouverte (cf. définition n°9  page10 )

population fermée (cf. définition n°11  page10 )

prédation (cf. définition n°96   page23 )

probiose (cf. définition n°89   page22 )

probabilité de survie (cf. définition n°89   page21 )

producteurs (cf. définition n°16  page21 )

producteurs primaires (cf. définition n°16a   page11 )

producteurs secondaires (cf. définition n°16b   page11 )

pyramide des âges (cf. définition n°44   page16 )

r

recrutement (cf. définition n°64   page19)

région écologique (cf. définition n°34  page15 )

région biogéographique (cf. définition n°35  page15 )

régulation (cf. définition n° 77  page 21 )

régulation déterministe (cf. définition n°78   page 21 )

régulation stochastique (cf. définition n°79  page 21 )

s

Sexe-ratio (cf. définition n°65   page19  )

Spéciation (cf. définition n°12   page10 )

spéciation allopatrique (cf. définition n° 12   page10 )

spéciation sympatrique (cf. définition n°13   page10 )

stratégies r (cf. définition n° 97  page23 )

stratégies k (cf. définition n° 98  page23 )

structure démographique (cf. définition n°43   page17 )

Synécie (cf. définition n°81  page21)

Semelpare (cf. définition n° 100  page23)

Symphilie (cf. définition n°86   page 22 )

Synécologie (cf. définition n°3c   page9 )

Synusie (cf. définition n°32   page15 )

t

table de fécondité (cf. définition n°75   page20 )

table de mortalité (ou de survie) (cf. définition n°74  page20 )

taux bruts (cf. définition n°58a   page18 )

taux de remplacement (cf. définition n°70   page19 )

taux spécifiques (cf. définition n°58b   page18 )

taux brut de natalité (cf. définition n°59   page18 )

taux de natalité (cf. définition n°59   page18 )

taux brut de mortalité (cf. définition n°60   page18 )

taux de fécondité par âge (cf. définition n°61   page18 )

taux de mortalité par âge (cf. définition n°62  page19 )

taux de survie (cf. définition n°63   page19 )

taux de masculinité (cf. définition n°66   page19 )

territoire (cf. définition n°26   page19 )

troupeau (cf. définition n°21f   page13 )

 u

Univoltin (cf. définition n°47   page 1 )

v

valeur reproductive (cf. définition n°69   page19 )

Voltinisme (cf. définition n°47  page 17 )

Z

zoocénose (cf. définition n°6   page10 )

  

II. DEFINITION DE LA  DISCIPLINE (DYNAMIQUE DES POPULATIONS) ET DES CONCEPTS RELATIFS A SON OBJET D’ETUDE (LA POPULATION)

1.     La dynamique des populations est « l’étude des fluctuations en nombre des populations d’animaux ou de plantes » (KABRE, 2006), autrement dit, c’est une discipline qui s’intéresse particulièrement aux variations d’abondance des populations et leurs compositions.

2.     La dynamique des populations appelée démoécologie forme avec la génétique des populations la discipline appelée la biologie des populations. C’est une discipline de l’écologie ; cette dernière signifiant la science globale dont l’objet est l’étude des interrelations des êtres vivants avec leur environnement.

3.     les autres branches de cette science globale (l’écologie) sont :

a.      l’autoécologie encore appelée écophysiologie s’intéresse à l’étude de l’action des facteurs écologiques sur les végétaux et les animaux pris isolément ;

b.     la biocœnotique a pour objet d’étude les communautés ;

c.     la synécologie s’intéresse à l’étude des niveaux d’organisation du vivant les plus complexes que sont l’écosystème et la biosphère tout entière.

4.    La matière objet d’étude de la Dynamique des Populations est la population. Elle est définie comme un ensemble d’individus de même espèce  ayant la possibilité de s’apparier parce que occupant un même milieu. Parmi tous les individus interféconds qui composent une espèce donnée, constitue une population, les individus de cette espèce qui concrétisent leur interfécondité par des croisements réguliers. Dans la nature, l’espèce est organisée en populations (HENRY, 2001). Les individus d’une même population utilisent les mêmes ressources et sont exposés aux mêmes contraintes du milieu et de ce fait ont une même fonction dans l’écosystème auquel ils appartiennent.

5.     l’entité biologique constituée par un ensemble de populations d’espèces  vivant à un moment donné, dans un endroit déterminé, dans des conditions d’un milieu déterminé et qui présentent une organisation spatiale et temporelle ainsi que des interactions fonctionnelles structurantes est appelée une communauté.

6.     la communauté de l’ensemble des êtres vivants inféodés à un biotope considéré est appelée la biocénose qui comprend la phytocénose formée par les êtres vivants végétaux et la zoocénose constituée par l’ensemble des animaux de l’écosystème.

7.     le niveau le plus complexe de l’organisation biologique étudié par l’écologie est la biosphère. Ce terme désigne la partie de la planète terre où la vie est possible en permanence et qui renferme l’ensemble des êtres vivants.

8.     la biosphère comprend trois compartiments :

a.      la lithosphère qui est la partie limitée aux couches superficielles de l’écorce terrestre ;

b.     l’hydrosphère ou l’océan mondial, c'est-à-dire le milieu liquide représentant les sept dixièmes de la surface planétaire ;

c.      l’atmosphère qui est l’enveloppe externe constituée par la couche gazeuse homogène formant la partie périphérique de la planète terre.

9.     Une population en contact avec d’autres populations de même espèce par les phénomènes de migrations (cas des animaux), de dispersion de semences et de pollen (cas des plantes), est dite une population ouverte.

10.  Un ensemble de populations ouvertes interconnectées forme une métapopulation.

11.       Une population isolée n’ayant pas de contact avec une autre de la même espèce pour occasionner d’éventuels  croisements pour la reproduction est appelée une population fermée.

12. Du fait qu’elle est isolée et n’échange plus ses gènes avec les autres populations de la même espèce, une population fermée peut évoluer au cours des temps géologiques et se différencier progressivement de l’espèce initiale. Le processus de formation des espèces (appelée spéciation) qui  résulte de l’isolement géographique des populations est appelé la spéciation allopatrique.

13. Le processus de formation d’espèces qui se déroule à l’intérieur d’une même aire géographique est appelé la spéciation sympatrique.

III. TERMINOLOGIE RELATIVE AU RESEAU ET NIVEAU TROPHIQUES DANS UN ECOSYSTEME

14.  Une population donnée a toujours une fonction dans l’écosystème auquel elle appartient. Trois groupes fonctionnels sont toujours représentés dans un écosystème. Ce sont les producteurs , les consommateurs et les décomposeurs.

15.  Les décomposeurs encore appelés détritivores sont un groupe fonctionnel dans un écosystème comprenant les organismes vivants (bactéries et champignons) qui se nourrissent de débris végétaux et animaux qu’ils réduisent à l’état de minéraux et de gaz.

16.  Le groupe de producteurs dans un écosystème comprend l’ensemble des êtres vivants capables de synthétiser de la matière organique. Ils se subdivisent en producteurs primaires et en producteurs secondaires

a.      Les producteurs primaires sont les végétaux chlorophylliens c'est-à-dire les organismes capables de produire leur propre nourriture à partir de l’énergie solaire et des éléments nutritifs inorganiques que sont les minéraux du sol et les gaz atmosphériques en l’occurrence le gaz carbonique.

b.     les producteurs secondaires sont représentés par les herbivores (qui se nourrissent de végétaux) ;

17.  le groupe des consommateurs dans un écosystème est constitué des êtres vivants qui ne peuvent pas produire leur propre nourriture et qui l’obtiennent  en mangeant d’autres organismes. On distingue trois catégories de consommateurs :

a.      Les consommateurs primaires ou consommateurs de premier ordre qui sont les producteurs secondaires définis ci-dessus en  16 b ;

b.     Les consommateurs secondaires sont ceux qui se nourrissent des herbivores ;

c.     Les microconsommateurs qui sont les décomposeurs définis ci-dessus au numéro 15.

18.  espèce clé : c’est une espèce qui, à cause de sa nature ou de son comportement a un effet démesuré sur le fonctionnement de l’écosystème par rapport au nombre d’individus qui la représente dans cet écosystème. Cet effet se traduit généralement par la persistance ou l’abondance d’autres espèces.

19.     Une population dans un écosystème donné sert toujours  de source de nourriture pour d’autres organismes de cet écosystème. Elle constitue de ce fait un maillon d’une chaîne dénommée chaîne alimentaire qui est la séquence d’organismes dont chaque maillon utilise le maillon immédiatement inférieur comme source d’alimentation ;

III. TERMINOLOGIE RELATIVE A LA REPARTITION SPATIALE DES INDIVIDUS D’UNE POPULATION.

20.    Les individus composant une population donnée ont une distribution ou répartition spatiale dont les principaux modèles sont au nombre de trois : la distribution uniforme, la distribution aléatoire et la distribution en agrégats.

a.       La distribution uniforme est celle où on observe une relative équidistance entre les emplacements des individus ; autrement dit, un même nombre d’individus dans chaque quadrat de surface. Une telle distribution implique une homogénéité du milieu quant aux ressources nécessaires pour la population  et une forte compétition intraspécifique (voir définition au …..)

b.      La distribution aléatoire est celle où la répartition des individus est au hasard. Cette distribution traduit une homogénéité du milieu et une absence de compétition et d’attraction entre les individus ;

c.      la distribution en agrégats encore appelée distribution contagieuse est celle où les individus sont présents en quelques endroits pendant que le reste du milieu est peu ou pas fréquenté.

IV. TERMINOLOGIE RELATIVE A LA STRUCTURE SOCIALE DECRIVANT L’ORGANISATION DES POPULATIONS EN UNITES SOCIALES.

21.  Les formes d’organisation sociale rencontrées chez les populations d’espèces animales sont listées ci-après :

a.      Les espèces solitaires sont représentées par les populations où les individus se rencontrent occasionnellement pour la reproduction ou pour l’élevage des jeunes ; une telle forme se rencontre chez les espèces de viviridés et celles de forêt comme le guib harnaché, le céphalophe , chez une espèce nocturne comme l’oryctérope ;

b.     Le couple est une organisation sociale en deux individus et qui constitue le premier stade du regroupement ; cette forme de regroupement peut être temporaire (cas des espèces solitaires) ou durable (cas des espèces monogames comme le galago, l’ourebi, le phacochère ;

c.     La famille est un groupe d’individus composé soit de la mère et de ses petits, de la mère, du père et des jeunes ;

d.     Le harem est une formation composée d’un mâle, de plusieurs femelles d’âge variable et des mâles impubères ;

e.      La colonie est une association de plusieurs familles ou de harem indépendantes mais vivant au voisinage l’une de l’autre ;

f.       Le grégarisme ou troupeau encore appelé harde est une association d’animaux de plusieurs de têtes.

g.     La meute est le terme employé quand il s’agit d’un troupeau de canidés ou de hyénidés ;

h.     Le terme bande est employé pour les troupeaux comme chez les singes par exemple.

22.  Les formes de regroupement produisent des effets spécifiques sur les variations d’abondance des populations. Il existe deux types d’effet : l’effet de groupe et l’effet de masse :

a.      L’effet de groupe désigne les modifications qui interviennent lorsque des animaux de la même espèce sont groupés par deux ou plusieurs dont la conséquence entraîne une accélération souvent considérable de la vitesse de croissance par exemple. L’effet de groupe se manifeste chez de nombreuses espèces qui ne peuvent se reproduire normalement et survivre lorsqu’elles sont représentées par des populations assez nombreuses.

Principe de la population minimum :

     Cas du lycaon (6 individus par groupe)

     Cas du cormoran Phalacrocorax bougainvillei espèce productrice de guano au Pérou (colonie de 10 000 individus avec une densité de 3 nids au mètre carré, J.C Heymans, 1998-1999)

b.     L’effet de masse désigne les effets qui se reproduisent lorsque le milieu est surpeuplé. En général l’effet de masse a des conséquences néfastes pour les populations alors que l’effet de groupe leur sont bénéfiques

V. CONCEPTS RELATIFS A LA STRUCTURATION SPATIALE ET A L’ESPACE GEOGRAPHIQUE DANS LEQUEL EVOLUE UNE POPULATION

23.  Les individus qui représentent une espèce donnée sont groupés en des populations qui sont plus ou moins isolées dans l’aire de répartition de l’espèce. L’aire de répartition d’une espèce est l’ensemble des lieux où  cette espèce a pu être observée de façon naturelle.

24.  L’aire de répartition d’une espèce n’est pas un espace géographique homogène susceptible de réunir sur toute son étendue les conditions nécessaires à la vie  de l’espèce. A l’intérieur de l’aire de répartition existent des espaces géographiques appropriés appelés habitat qui sont des milieux rassemblant tous ceux dont l’espèce a besoin pour vivre et se perpétuer: abris, eau, ressources alimentaires, parcours et tout autre élément essentiel à sa persistance. Souvent confondu avec le terme biotope, il s’en distingue par sa plus grande étendue et par le fait qu’il se réfère toujours à une espèce ou à une communauté d’espèces données. L’habitat désigne le milieu où peut vivre une espèce donnée, c'est-à-dire qui lui fournit de quoi subvenir à ces besoins. Il n’est pas toujours occupé par les individus de l’espèce.

25.  Lorsqu’un habitat est effectivement occupé par une population d’une espèce donnée, chaque individu ou groupe d’individus a des lieux qu’il fréquente. Le périmètre délimité par l’ensemble de ces lieux fréquentés par l’individu est appelé son domaine vital. L’occupant d’un domaine vital maîtrise parfaitement le milieu, sa topographie et s’y déplace avec aisance et assurance. Mais le concept se définit généralement pour une période donnée.

26.  Le territoire est une portion du domaine vital dont un individu, un couple ou un groupe se réserve l’usage en le délimitant, en surveillant ses frontières et en le défendant contre les autres individus de même espèce. Le territoire se distingue du domaine vital par le fait que le ou les occupants s’opposent à l’intrusion d’autres individus alors que certaines portions du domaine vital peuvent être parcourues par plusieurs congénères qui peuvent exploiter à tour de rôle des ressources communes.

27.  La niche écologique désigne la position particulière qu’occupe une espèce donnée dans le milieu, la part et le rôle d’une espèce dans l’écosystème. Le concept est davantage fonctionnel que spatial. Si l’habitat d’une espèce est son adresse, sa niche écologique exprime sa profession. L’écosystème peut se concevoir comme un emboîtement des niches écologiques des populations des différentes espèces composant la biocénose.

28.  L’écosystème est un système écologique c'est-à-dire un système fonctionnel formé par toutes les communautés biologiques (biocénoses) d’une aire donnée et leur environnement physique. Il a une composante biotique et une composante abiotique.

a.      Sa composante biotique est formée par :

<!--[if !supportLists]-->                                                              i.      les végétaux producteurs (synthèse chlorophyllienne fixant l’énergie solaire dans des liaisons chimiques des molécules organiques produites à partir des matériaux inorganiques ;

<!--[if !supportLists]-->                                                            ii.      des animaux consommateurs (phytophages et prédateurs) ;

<!--[if !supportLists]-->                       iii.      des organismes décomposeurs et réducteurs (saprophages, nécrophages et coprophages, champignons et bactéries)

b.     Sa composante abiotique est formée du climat (climatope) et des sols (édaphotope).

29.  Un macro écosystème est une grande entité écologique qui s’étend sur de vastes superficies pouvant aller jusqu’à l’échelle d’un continent entier. 

30.       La zone de transition entre deux écosystèmes avec des changements d’espèces rapides le long d’un gradient écologique est appelée une écotone

31.       Un écocline représente les changements observés dans la structure des biocénoses en fonction d’un facteur écologique qui présente des variations d’intensité selon un gradient géographique

32.  Une synusie est un microécosystème. Par exemple sous l’écorce d’un arbre peut s’installer un milieu de vie approprié pour des espèces de microorganismes tels que les vers ; Un tel micro écosystème est une synusie.

33 . Le biome est un terme essentiellement utilisé en écologie terrestre qui désigne une communauté vivante qui se rencontre sur de vastes superficies en milieu continental. C’est la biocénose propre à des macroécosystèmes.

34.  Une écorégion ou région écologique est une zone géographique de grande étendue se distinguant par le caractère unique de sa morphologie, de sa géologie, de son climat, de ses sols, de ses ressources en eau, de sa faune et de sa flore.

35.       une écozone ou Région biogégraphique souvent qualifiée de Sous Région est définie comme étant la partie de la surface terrestre représentant une unité écologique à grande échelle et caractérisée par des facteurs abiotiques et biotiques.

VI. TERMINOLOGIE RELATIVE AUX CARACTERISTIQUES D’UNE POPULATION

36.       La Dynamique des Populations étudie l’état numérique d’une population et ses variations. L’état numérique d’une population est appelé son abondance.

37. L’abondance d’une population peut être exprimée en nombre total des individus que compte cette population. L’abondance dans ce cas est dite abondance totale couramment désignée par le terme « population totale» ou  « population » tout court dans les résultats d’inventaires.

38.       Les effectifs des populations sont généralement rapportés en des unités de surface, de longueur et même de point. Dans ce cas, l’abondance est exprimée en densité.

39.  Lorsque l’effectif de la population est rapporté à une unité de surface, on parle de densité absolue.

40.      Une abondance de population exprimée sous forme d’effectif rapporté à une unité de longueur ou à un point, est appelée densité relative.

41.  Les densités relatives sont exprimées par des « indices d’abondance». Lorsque l’abondance se rapporte à l’unité de longueur comme le kilomètre, on parle d’ « Indice Kilomètre d’Abondance (IKA) ».

42.  Les abondances rapportées à un point d’observation sont des « Indices Ponctuels d’Abondance (IPA) ».

43.  La répartition des individus qui composent une population en diverses catégories d’âge et souvent de sexe permet d’obtenir la structure démographique de ladite population.

44.  Une structure démographique est habituellement représentée par une pyramide des âges. C’est une représentation graphique sur deux axes, l’un des axes représente l’âge et l’autre la fréquence absolue ou relative. On sépare très souvent les mâles des femelles.

45.  L’ensemble des individus nés pendant la même unité de temps servant à mesurer l’âge est appelé une génération.

46.  L’ensemble des individus qui vivent le même évènement démographique (naissance, mort, floraison, éclosion, etc.) est appelé une cohorte. Une génération n’est autre qu’une cohorte de naissance.

47.  Le voltinisme désigne le nombre de générations au cours du cycle annuel. Les termes Univoltin, bivoltin qualifient respectivement les cycles à une et deux générations.

VII. TERMINOLOGIE RELATIVE AUX PHENOMENES DEMOGRAPHIQUES

48.  Les variations subies par les populations sont la cause des phénomènes démographiques. Ce sont la natalité, la fécondité, la fertilité, la mortalité, l’immigration, l’émigration. Ces phénomènes démographiques peuvent être exprimés sous forme potentielle ou réelle. Ils peuvent également être exprimés pour l’ensemble de la population (appelé dans ce cas général) ou pour une catégorie donnée d’individus (phénomène spécifique).

49.  La natalité générale comptabilise l’augmentation réelle du nombre d’individus d’une population sur un temps donné.

50.  La natalité potentielle (idéale) indique la descendance maximale possible d’un individu d’une espèce.

51.  La natalité écologique ou réelle est la natalité atteinte dans des conditions de vie réelles ; elle est toujours inférieure à la natalité idéale.

52.  La natalité spécifique comptabilise la descendance d’un individu ou d’une catégorie d’individus (classe d’âge par exemple).

53.  La fertilité est le nombre d’œufs produits par femelle

54. la fécondité est le nombre d’œufs fertiles autrement dits susceptibles de donner naissance à des petits.

55.  La mortalité potentielle (idéale) indique combien d’organismes d’une espèce (représentant une population idéale) meurent par unité de temps.

56.  La mortalité potentielle est toujours inférieure à la mortalité réelle, car les conditions naturelles de vie permettent rarement d’atteindre la limite d’âge physiologique.

57.  La mortalité générale comptabilise toutes les pertes en individus d’une population

58.  Les phénomènes sont toujours exprimés par des taux c'est-à-dire des quantités rapportées à un individu et exprimé en probabilité, en pourcentage ou en pour mille

a.       Ces taux peuvent être exprimés sous forme de taux bruts. Dans ce cas le taux est rapporté au nombre total d’individus de la population sans considération de leur âge ou de leur sexe.

b.      Les taux sont dits spécifiques lorsqu’ils sont rapportés à des individus d’un âge déterminé. Ces taux sont généralement définis pour les femelles, certains d’entre eux (taux de fécondité par exemple) étant difficiles à estimer au niveau des mâles.

59.  Le taux brut de natalité ou taux de natalité (tout court) est l’espérance du nombre de naissances engendrés par un individu quelconque au cours de l’unité de temps choisie. Le taux de natalité est estimé en  rapportant le nombre de naissances au cours de l’unité de temps à l’effectif total de la population.

60.  Le taux brut de mortalité est la probabilité pour un individu vivant au début l’unité de temps de référence de mourir au  cours de celle-ci.

61.  Le taux de fécondité par âge, défini pour les femelles et noté mx est le nombre moyen de  filles engendrées par une femelle d’âge x.

62.  Le taux de mortalité par âge noté qx  est la probabilité qu’une femelle quelconque venant d’atteindre l’âge x meurt au cours de l’intervalle de temps ]x, x+1].

63. le taux de survie ou la probabilité de survie est le rapport du nombre de survivants au début de l’intervalle d’une classe par le nombre d’individus de la classe d’âge précédente.

64. Le recrutement désigne en démographie l’entrée d’individus dans une catégorie démographique particulière : catégorie reproductrice, catégorie de taille ou d’âge permettant un type d’exploitation donnée

65.  Le Sexe-ratio est le rapport du nombre de mâles au nombre de femelles dans une population.

66.  Le taux de masculinité est le rapport du nombre de mâle au nombre total d’individus des deux sexes.

67. l’espérance de vie : l’espérance de vie à l’âge donné est la durée moyenne restant à vivre des individus qui ont atteint cet âge.

68. la fonction de maternité est la contribution attendue d’une femelle qui naît à la production de nouvelles femelles dans l’intervalle qui la fera passer de l’âge x à l’âge x+1, autrement dit c’est le produit de la probabilité de survie d’une femelle de sa naissance jusqu’au début de l’intervalle x        x+1, par le nombre moyen de jeunes femelles auxquelles elle donnera naissance dans le même intervalle.

69.  la valeur reproductive : la valeur reproductive à l’âge x est la contribution espèrée d’une femelle d’âge x à la production des nouvelles femelles jusqu’à la finde sa vie.

70.  le taux de remplacement est la contribution espérée d’une femeele qui naît à la production de nouvelles femelles pendant toute sa vie

71.   une analyse longitudinale est une analyse des évènements démographiques d’une population selon l’âge.

72.       une analyse transversale est l’étude des évènements démographiques concernant une unité de temps particulière.

73. le diagramme de Lexis est une présentation graphique des phénomènes démographiques d’une population pour étudier leur variation selon l’âge et le temps. Il permet d’effectuer des analyses à la fois longitudinale, transversale et selon le temps vécu par une population. Il est réalisé sur un repère portant en abscisses les unités de temps de référence t, t+1, t+2, …. Et en ordonnées les âges avec les mêmes unités de temps ; Chaque individu de la population est représenté par une ligne de vie qui est une droite parallèle à la bissectrice des deux axes  et ayant pour origine un point des abscisses correspondant à sa date de naissance. Sur chaque ligne, les évènements démographiques intéressants (mise bas, ponte , éclosion, mort, etc.) sont marqués par des points. Les évènements relatifs à une génération sont lus entre deux obliques parallèles consécutives et permettent de faire une analyse longitudinale. Les évènements concernant une unité de temps particulière  dont l’étude constitue l’analyse transversale sont lus entre deux parallèles verticales. Les évènements relatifs à une même classe d’âge sont notés entre deux parallèles horizontale et permettent d’effectuer une analyse des phénomènes démographiques selon le temps vécu par la population.

74.      une table de mortalité (ou de survie) est un tableau numérique qui contient les estimations des différents paramètres relatifs à la mortalité par âge (nombre de survivants au début de chaque intervalle de classe d’âge, nombre de morts dans chaque intervalle de classe d’âge, taux de mortalité par âge, espérance de vie à l’âge x) obtenues en observant une génération

75.     une table de fécondité est un tableau numérique qui contient les statistiques essentielles concernant des femelles d’une population. Elle contient quatre ou cinq colonnes et un nombre de lignes égales au nombre de classes d’âge. La première colonne porte les âges ; la deuxième les probabilités de survie (voir définition n° 63), la troisième, les taux de fécondité par âge (voir définition n°61), la quatrième, la fonction de maternité (voir définition n°68) et la cinquième la valeur reproductive à l’âge x (voir définition n°69 )

VIII. TERMINOLOGIE RELATIVE AUX MECANISMES DE CONTROLE DE LA POPULATION

76. Une perturbation est une irrégularité dans le fonctionnement d’un système ; le système dont il s’agit en dynamique des populations est le système population-environnement.

77.  Une régulation est un mécanisme conduisant à un équilibre ; autrement dit un phénomène démographique est régulé  lorsque ses variations sont liées à la densité.

78.  Une régulation déterministe est une forme de contrôle de la densité qui se fait sans effets aléatoires ajoutés

79.      Une régulation stochastique est une des formes de contrôle de la densité dépendant aléatoirement de cette densité.

IX. TERMINOLOGIE RELATIVE A LA NATURE DES RAPPORTS OU DES INTERACTIONS ENTRE LES ORGANISMES

80.  Le Neutralisme : les deux espèces sont indépendantes ; elles n’ont aucune influence l’une sur l’autre.

81.   la synécie est un cas de rapport entre deux partenaires qui sont régulièrement associés sans que l’un soit pour l’autre source d’avantages ou d’inconvénients.

82.  La compétition : fonction écologique en vertu de laquelle deux organismes luttent pour une même ressource limitée.

83. La compétition intraspécifique est celle qui se fait entre individus de même espèce. Cette compétition interspécifique peut se manifester dans les comportements territoriaux, dans le maintien de la hiérarchie sociale entre individus dominants et individus dominés, pour l’accès aux ressources alimentaires.

84.  La compétition interspécifique est celle qui a lieu entre deux espèces ou plusieurs espèces pour la recherche d’une même ressource du milieu.

85.   La symbiose est une relation étroite et avantageuse entre deux organismes vivants. On distingue souvent l’ectosymbiose où le partenaire reste extérieur à l’hôte, de l’endosymbiose où l’un des partenaires vit dans l’autre.

86. la symphilie est un type de symbiose où l’un offre la protection et l’autre la nourriture

87.  Le mutualisme : relation entre deux espèces formant une association qui n’est pas indispensable, chacune pouvant vivre isolément, mais qui les apporte à tous les deux un avantage.

88.  Le commensalisme : l’association entre les deux organismes comprend dans ce cas une espèce commensale qui en tire profit et une espèce hôte qui n’en tire aucun avantage mais ne subit aucun tort.

89.  la probiose est un type de relation qui avantage une espèce sans nuire à l’autre ; par exemple certains animaux recherchent le voisinage d’autres espèces pour se protéger de leurs ennemis. Un tel exemple est une probiose de cohabitation qu’on appelle la paréchie. Lorsque la probiose consiste à coloniser (une surface par exemple, cas des épiphytes végétales non parasites qui atteignent les cimes plus lumineuses des arbres), on parle d’épochie. La synéchie est une probiose de location (cas des animaux qui utilisent les lieux d’incubation ou d’habitation d’autres animaux sans nuire à ces derniers. Lorsque l’installation d’une espèce à des fins de protection se fait dans des espaces creux d’un autre organisme vivant sans nuire à ce dernier, ce type de probiose est appelée une endochie.

90.  La phorésie est une forme de probiose (voir définition ci-dessus n°89) où l’un des organismes (le plus grand) assure le transport de l’autre plus petit (c’est le cas par exemple de certaines espèces sédentaires pour lesquelles des partenaires étrangers à leur espèce sont essentiels à leur répartition en servant de moyen de transport).

91. Le terme parabiose est employé pour désigner les cas de rapport où une espèce est plus dépendante d’autres lorsqu’elles forment une association commensale; c’est le cas par exemple des hyènes et des vautours qui suivent les prédateurs carnivores et profitent de leurs repas.

92. la métabiose est utilisée lorsqu’il s’agit d’un type d’association où l’existence d’une espèce dépend entièrement de l’activité vitale d’une autre espèce ; les deux espèces ne se nuisent pas.

93.  le terme antibiose est utilisé pour désigner les cas de rapport  où l’un des êtres vivants qui vivent ensemble est affaibli ou endommagé soit de façon indirecte par interférence ou concurrence ou directement par des parasites , des pathogènes ou des prédateurs.

94.  L’amensalisme : c’est un type de coaction où une espèce dite amensale est inhibée dans sa croissance ou dans sa reproduction  tandis que l’autre inhibitrice ne l’est pas.

95.  Le parasitisme : une espèce parasite, généralement la plus petite inhibe la croissance ou la reproduction de son hôte, et en dépend directement pour son alimentation. Le parasite peut entraîner ou non la mort de son hôte. Les ectoparasites colonisent la surface de l’hôte tandis que les endoparasites vivent en son sein.

96.  La prédation est un type d’interaction entre organismes, en vertu duquel un organisme en chasse un autre pour s’en nourrir.

X. TERMINOLOGIE RELATIVE AUX STRATEGIES DEMOGRAPHIQUES ET DE REPRODUCTION

97.  La stratégies r (r=taux d’accroissement intrinsèque) ou opportunistes ont une forte fécondité et une faible survie.

98. Les stratégies k (k= capacité maximale d’un espace donné) sont ceux qui investissent dans la survie.

99. Itéropare : En démographie, qualifie un organisme qui se reproduit plusieurs fois par voie sexuée au cours de sa vie. (Au sens étroit, le terme est réservé aux animaux ; dans ce cas, le terme équivalent pour les plantes est polycarpe).

100. Semelpare En démographie, qualifie un organisme qui se reproduit une seule fois par voie sexuée au cours de sa vie. Au sens étroit, le terme est réservé aux animaux ; dans ce cas, le terme équivalent pour les plantes est monocarpe.


BIBLIOGRAPHIE (liste non exhaustive)

AKPO, L.,E. (sans date) : Ecologie & Dynamique des écosystèmes

                   Agro-Sylvo-Pastoraux. DEA : amenagement & gestion intégrée

                   des ressources naturelles, option : Système de Productions

                   Animales. Institut du Développement Rural.

                   Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso, Burkina Faso.

HEINRICH, D. ; HERGT, M. (1993): Atlas de l’écologie. Librairie

                   Générale Française

HENRY, C. (2001) :Biologie des populations animales et végétales. Dunod,

                   Paris

KABRE, A.T. (2007) : notes prises par S. NANA lors du cours dispensé

                     en dynamiques des populations.

SITES WEB CONSULTES (liste non exhaustive)

http : //fr.wikipedia.org./wiki/Ecologie

http : //fr.wikipedia.org./wiki/Dynamique des populations

http : //fr.wikipedia.org./wiki/%C3%89 cologie _des_populations

http : //fr.wikipedia.org./wiki/type_trophique

www.formation.refer.bf/ ~faune/ Cours aménagement faune

             2ème édition 2006

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