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Toute chose étant égale par ailleurs, l'efficacité des ouvrages est liée à leur densité (écartement entre deux ouvrages successifs) Pour l'installations des ouvrages anti-érosifs, deux approches coexistent : L'approche empirique et le dimensionnement suivant le bilan hydrique. Le tableau n°5 donne quelques valeurs expérimentales pour différents pays.
5.2 - Calcul des écartements entre ouvrages d'un réseau de CES 5.2.1 - Utilisation de l'équation de WISCHMEIERLS = A/(2,24.R.K.C.P) A étant fixé (voir exercice d'application n°1), on déduit LS et on se reporte à l'abaque de la figure . 5.2.2 Formule de RAMSER (USA) Cette formule est valable pour les pentes inférieures à 12%. Pour l'Afrique tropicale :
Tableau 6b: Intervalles entre les banquettes.Appliquation de la formules: H=(2+P/3)
5.3 - Dimensionnement des ouvrages en fonction du bilan hydrique Le dimensionnement de ces ouvrages est réalisé habituellement par comparaison avec les dispositifs existants. Ainsi, l'établissement d'un nouveau réseau de diguettes au Burkina, de demi-lunes au Mali, de banquettes au Cameroun s'appuiera toujours l'analyse de l'expérience acquise sur le secteur. En fonction des résultats (destructions d'ouvrages ou sous emploi des équipements), les bases de dimensionnement pourront être modifiées. Il est cependant nécessaire de rappeler la théorie du dimensionnement de ces ouvrages, afin d'en comprendre plus aisément le fonctionnement. La figure 15 représente les bilans hydrologiques d'un ouvrage de concentration, d'infiltration totale et de diversion. Sur le bassin récepteur, le bilan s'écrit : P . s + R . S = I . s + D S t + E
Le dimensionnement d'un dispositif de contrôle du ruissellement doit répondre à 1 voire 2 contraintes : le bassin récepteur et le chenal de diversion doivent permettre de stocker, d'infiltrer ou d'évacuer la totalité des eaux sans déborder. dans le cas où l'aménagement a un objectif agricole ou forestier, le bassin de réception doit recevoir un volume d'eau suffisant pour permettre la culture souhaitée. Il est habituellement accepté un risque de rupture décennal pour les débordements et d'insuffisance quinquennal pour l'alimentation hydrique des cultures . 1 Si un risque quinquennal est justifié pour l'alimentaiton hydrique des cultures, il serait souhaitable de travailler avec des risques de rupture beaucoup plus faibles, voisins de centennal. Ce n'est pas seulement l'investissement qui est en jeu, mais surtout le terroir. Des banquettes, des diguettes débordent et des dizaines d'hectares peuvent être ravinés
a) Dimensionnement contre un risque de débordement L'utilisation du bilan hydrologique nécessite l'estimation des paramètres suivants : la lame d'eau précipitée, P
Compte tenu de la fréquence très faible des événements considérés, la valeur du coefficient de ruissellement est toujours élevée. Le Centre technique Forestier Tropical (1979) indique, au tableau n°7, quelques valeurs de k r à Madagascar : Tableau 7 : Coefficient de ruissellement pour différents couverts et différentes pentes
Ainsi simplifié, le bilan hydrologique s'écrit : P.s+Kr.P.S= Vi.s.Dt +DSt+q.Dt La valeur du stock d'eau S t passe par un maximum pour une durée D t = D t o correspondant à D S t / D t = 0 soit pour : I (F, D t) représente l'intensité pluviométrique maximale de fréquence F pour une durée D t.
P . s + R . S = I . s où P est la pluviométrie de la saison culturale Connaissance les besoins en eau d'une culture, le coefficient de ruissellement annuel K r , il est possible de déterminer le rapport S/s. Choix des données hydrologiques : L'aménagement doit permettre la culture avec des chances de succès suffisantes. Il convient donc de choisir des données hydrologiques défavorables, c'est à dire la pluviométrie et le coefficient de ruissellement de l'année décennale ou quinquennale sèche. Le coefficient de ruissellement moyen sur très petits bassins versants, pour une année sèche, est difficilement estimable. Il est de l'ordre de 0.3 à 0.5. EXERCICE D'APPLICATION N°2 Le responsable de la conservation des eaux et des sols doit dimensionner le bassin de réception d'un ouvrage d'absorption totale (banquettes), dans le cadre de la récupération des terres de glacis (région de Tahoua au Niger). Le levé topographique a donné les valeurs suivantes : - longueur du terrain (sens de la pente) : 1250 m - largeur du terrain : 200 m - pente : 2,5% Les études pédo-climatiques ont donné les valeurs suivantes : - Pluviométrie moyenne annuelle : 300 mm - Coefficient de ruissellement moyen annuel : 40% - Vitesse d'infiltration : 25 mm/heure. - Durée de précipitations : 20 heures. On demande de : 1- Calculer l'écartement entre banquettes en utilisant la formule de RAMSER avec a = 2 et b = 3 puis 4.
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